haxis – mode EP activé

Il y a peu, un artiste du nom d’haxis nous a contactés pour remettre à notre jugement ses deux derniers EP (sur trois). Vous pouvez certainement imaginer à quel point cette confiance nous a touchés. Nous l’avons évidemment mis en garde contre notre impartialité et par conséquent la possibilité d’un avis négatif (sauf en cas de don massif de shokobons parce que nous ne sommes que des hommes (surtout Hélix) ), ce qu’il a accepté avec humilité.

Il nous a donc remis deux EP: The Inner Fight et Happy

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On avait dit des SHOKOBOOOONS !!!

Le premier est totalement instrumental, la musique électro se fait brute, sombre, avec des sons tantôt très lourds, tantôt perçants. L’ambiance y est inquiétante et plutôt réussie. Malheureusement je n’ai pas vraiment accroché, et je pense savoir pourquoi. Je pense qu’on n’écoute pas toutes les musiques, tous les styles de la même façon et dans les mêmes conditions pour apprécier au mieux. Ce premier EP a un super potentiel en live car les musiques sont très rythmées et mettent dans une ambiance cohérente. De plus elles se démarquent les unes des autres mélodiquement, harmoniquement et rythmiquement ce qui permet de ne pas avoir l’impression d’écouter toujours le même morceau (ce que l’on reproche généralement le plus à la musique électro). J’imagine des effets de lumière épileptique au milieu d’une ambiance sombre, j’imagine un public littéralement transcendé par le son et l’image. Alors qu’effectivement seul dans son appart devant ses enceintes, et bah ça a tout de suite beaucoup moins de gueule.

Ça se remarque d’autant plus par les morceaux un peu moins trance comme le 3ème (Gabriel) qui me parle beaucoup plus (Hélix me crie dans l’oreillette « moi aussi c’est mon préféré ! moi aussi ! moi aussi ! moi aussi !! »), et qui est plus intéressant à écouter en condition d’appartement. Le 4ème morceau (Adrenaline) quitte déjà un peu le côté sombre des premiers morceaux. Une lumière naissante qui nous emmène vers le deuxième EP : Happy

Nous avions affaire à une lutte intérieur (« The inner fight » je vous le rappelle), un combat dans les méandres de notre être, un combat contre l’obscurité ambiante qui nous anime, et nous l’avons vaincu tout au long du premier EP. Nous avons atteint la joie avec Happy, premier titre extrêmement léger (c’est sûr qu’après ce qu’on a traversé, c’est un sacré contraste !). C’est rétro, kitsch, c’est amusant, dansant, et il y a du chant ! Voilà donc un gros virage entre les deux EP. Deux choses me chagrinent néanmoins sur ce titre. C’est plus sur des question de choix et partis pris de production. Premièrement, je trouve la guitare (si c’en est une) trop sale et trop présente sur le refrain. J’ai conscience que le but était de casser l’atmosphère existante, mais je pense que ça aurait pu être fait plus proprement. Ici ça empiète sur toute l’instru, sur les voix, et je trouve ça dommage, car je trouve l’idée très bonne. La deuxième chose est l’effet sur les voix. Je le trouve très bien, là n’est pas la question, il aurait juste peut-être mérité des apparitions plus ponctuelles. Ou du moins un niveau de présence plus faible tout le long du morceau seulement accentué sur certaines syllabes ou passages, un peu comme à 1:55, où j’aime beaucoup le rendu de l’effet. Bref, mis à part ces petits bémols qui me sont personnels, je trouve que le morceau est très réussi, et mérite effectivement un bon clip kitsch et décalé. Quoi ? Il existe ?!

Le reste de l’EP reprend un chemin un peu plus traditionnel, avec un gros travail sur les mélodies. Elles sont ici beaucoup plus présentes et développées tout en gardant l’aspect très rythmé et dansant. L’alchimie est réussie et je pense qu’il est aussi agréable de l’écouter chez soi qu’en live. The lady inside mis à part, les voix se font assez discrètes, ponctuelles, et enrichissent l’ambiance plus qu’elles n’apportent de réels intérêts littéraires (Ça se saurait si la musique électro avait des textes intéressants… (médaille d’argent au concours de  troll 2013)). Personnellement j’ai un gros faible pour Hope. Ce petit piano, et surtout cette mélodie de synthé instable, mouvante, qui serpente entre les fréquences, le tout enrichis par les choeurs. J’aime aussi l’aspect musique de jeux vidéo que j’entends (je suis peut-être le seul à l’imaginer sur un JV…) sur Ride avec le synthé 8bits. L’EP se finit sur une reprise, ou plutôt remix comme on dit dans le milieu de l’electro, de « Enjoy the silence » de Depeche Mode. Je n’ai pas été conquis, sûrement à cause de l’avant-gardisme du morceau d’origine. Du coup je n’ai pas trouvé de grand intérêt à ce remix. (Je suis peut être un peu trop exigeant en remix). Quoi qu’il en soit, nous avons à l’unanimité préféré cet EP qui s’écoute mieux à la maison que le premier.

Nous sommes heureux et assez soulagés d’avoir eu dans les mains des musiques que nous avons aimés pour cette première expérience de review d’EP d’artistes qui n’ont pas la notoriété de ceux dont on peut parler d’habitude. Je dois vous confesser que nous ne sommes pas de fins connaisseurs de la musique électronique. Malgré tout nous avons été sensibles à la musicalité et aux mélodies qui ornent l’aspect un peu brut des influences trance ou IDM. Nous ne pouvons donc que vous conseiller d’y jeter un œil attentif, même si vous êtes un peu réticents à ce genre de musique. Commencez peut-être par Happy quand même.

H&W

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